Toutes les décisions répétitives ne se valent pas devant l’automatisation. Certaines se corrigent en une minute si le résultat est faux ; d’autres engagent l’entreprise sur un plan juridique, financier ou humain. Le billet Automatisation IA entreprise : quelles décisions déléguer détaille ce principe ; cette page le transforme en grille que vous appliquez à votre propre cas.
Renseignez quatre critères et obtenez une catégorie : garder la décision humaine, la déléguer avec un seuil et une relecture, ou la tester d’abord sur un petit nombre de cas.
La méthode du test, en clair
Le test a été écrit par DodoIA à partir des règles du guide sur les décisions métier. Il ne calcule aucun score caché : quatre critères, lus dans un ordre fixe, donnent toujours la même réponse pour les mêmes choix. Vos réponses restent dans votre navigateur.
| Si… | Résultat | Pourquoi |
|---|---|---|
| La décision touche un enjeu juridique, financier ou humain | Garder | Une erreur coûte trop pour la confier à une automatisation. |
| Une erreur passe inaperçue | Garder | Elle ne remonterait jamais assez vite pour être corrigée. |
| L’erreur se voit, se corrige facilement et la décision revient plusieurs fois par jour | Déléguer avec seuil et relecture | Un seuil de confiance et un échantillon relu chaque semaine suffisent. |
| Tous les autres cas | Tester sur vingt cas d’abord | Vingt cas réels, comparés à la décision humaine, tranchent la question. |
Faites défiler le tableau pour comparer les colonnes
Appliquez la grille à votre décision
Des exemples déjà observés côté délégation
Quatre catégories reviennent souvent quand une erreur se voit vite et se corrige facilement, à condition d’ajouter un seuil et une relecture :
- Tri de demandes : router un message vers devis, support ou réclamation. Une erreur de file se corrige en une minute.
- Relance : repérer qu’un devis sans réponse mérite une relance. Le texte part après relecture ; la décision de relancer est peu risquée.
- Priorisation : estimer l’urgence d’une demande et l’ordre de traitement. Un ordre discutable se réordonne.
- Classement de documents : ranger une facture, un contrat ou un justificatif au bon endroit. Un document mal classé se retrouve.
Ce qui reste entre des mains humaines, et pourquoi
À l’inverse, une décision à enjeu juridique, financier ou humain reste à la main d’une personne : accorder un remboursement, refuser un dossier, répondre à une mise en demeure. L’IA peut préparer un dossier ; elle ne tranche pas ces cas.
Pour automatiser une décision déjà cadrée, direction l’automatisation n8n avec DodoIA. Pour décrire la décision avant de la confier à un outil, remplissez la fiche de cadrage d’une décision. Pour chiffrer le temps en jeu avant de vous lancer, utilisez le calculateur d’heures gagnées grâce à l’IA. Le modèle de décision qui sert de référence à cette grille est détaillé sur la page de La Refonte sur le choix entre un modèle de décision et un LLM.
On prend le temps d’expliquer.
Vos questions, des réponses concrètes.
Quelles tâches automatiser en premier ?
Celles qui reviennent plusieurs fois par jour, dont l’erreur se voit tout de suite et se corrige en une minute : trier une demande, décider d’une relance, classer un document. Commencez par une seule, testée sur vingt cas réels.
Comment savoir si une décision peut être déléguée ?
Posez quatre questions : touche-t-elle un enjeu juridique, financier ou humain ? Une erreur se verrait-elle ? Se corrigerait-elle facilement ? Revient-elle souvent ? Le test ci-dessus applique ces quatre questions dans cet ordre.
Cette grille remplace-t-elle un avis juridique ?
Non. Elle aide au tri d’une décision métier ; elle ne connaît pas le contexte réel de votre entreprise, ne constitue pas un avis juridique et ne promet aucun résultat.
Qu’est-ce qu’un système de traitement automatisé de données peut réellement faire ?
Il reçoit une donnée d’entrée (un message, un dossier), applique une règle ou un modèle, puis renvoie une sortie actionnable : une catégorie, un score ou une probabilité, que le workflow utilise pour agir.
Pourquoi tester sur vingt cas avant de déléguer ?
Vingt cas réels, comparés à la décision humaine, permettent de mesurer les erreurs avant de brancher quoi que ce soit dans un workflow, sans attendre un incident sur un cas réel non testé.
